Les ponts

Les 3 ponts de la commune de Vouvant : le vieux pont / le pont moderne / le viaduc de Baguenard.

© Crédit photo : Ludovic Géron

LE VIEUX PONT ET LE PONT MODERNE

Deux ponts, l’un médiéval et l’autre du XIXe siècle, permettent d’accéder au bourg fortifié de Vouvant par l’est :

  • le vieux pont (parfois appelé le pont roman) est un pont médiéval enjambant la rivière Mère. Il permettait de donner accès à l’une des trois entrées de ville aménagées dans les fortifications : la porte aux Moines (détruite avant 1835). Inscrit au titre des monuments historiques depuis 1927, ce vieux pont est daté des XIIIe-XVe siècles pour les parties les plus anciennes encore existantes. Trois arches inégales sont visibles de nos jours : deux en plein cintre et une en arc brisé.
  • le pont moderne est édifié au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Dès lors, il permet un accès facilité au bourg en évitant d’emprunter le vieux pont. Le pont moderne est construit en même temps que la nouvelle route (RD31) qui a percé les remparts à proximité immédiate de la tour de la Visitation.

 

Auteur du texte : Ludovic GÉRON
Plus d’informations et contact : www.histoire-vouvant.com

© Crédit photos : Stéphane Poupin

LE VIADUC DE BAGUENARD

Le viaduc de Baguenard est un vestige de l’ancien passé ferroviaire de la commune de Vouvant. Ce viaduc fut construit pour permettre le franchissement du Petit-Fougerais lors de la construction de la ligne de chemin de fer entre Fontenay-le-Comte et Breuil-Barret.

L’organisation du chantier fut confiée successivement aux Ingénieurs des Ponts et Chaussées, MM. Jules Dingler, Alexandre Prompt et Albert-Marie de Préaudeau qui coordonnèrent l’avancement des travaux jusqu’à la mise en service de ce tronçon, le 18 mai 1890.

Il fallut environ 2 ans pour édifier les maçonneries et 10 mois pour fabriquer la structure métallique. Le tablier, long de 196 mètres et pesant 500 tonnes, fut glissé sur les piles à partir du remblai. Cet élément du viaduc fut construit par la société Daydé et Pillé a qui nous devons également, et entre autres, le pont Mirabeau à Paris.

Son image est familière, mais initialement la traversée du vallon avait été imaginée avec un viaduc maçonné composé de 9 arches de 16 mètres d’ouverture.

La ligne fut officiellement inaugurée le 26 mai 1890 par le Ministre des Transports, Monsieur Yves Guyot et définitivement fermée le 8 avril 1955. On retira les rails de l’ancienne voie entre la Chataigneraie et Fontenay-le-Comte à l’été 1961 a raison de 900 mètres par jour. Le principal fait marquant de son histoire fut le bombardement de juillet 1944. L’aviation alliée rata cette cible mais n’épargna pas une famille qui vivait à proximité. Ce viaduc est un témoin de cet essor industriel qui gagna la France entière à la fin du XIXe siècle.

 

Auteur du texte : Stéphane POUPIN

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